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Lass : la fameuse jeune fille écossaise

Si vous avez la chance d’être bilingue et que vous avez lu en V.O. quelques romances historiques se déroulant en Scotia, vous avez certainement remarqué cette étrange épithète : lass (ou lassie), qui se retrouve dans la bouche de tous les Scots dès qu’ils sont en présence d’une femme. S’il s’agit simplement d’un terme écossais des plus communs pour désigner une jeune fille ou une jeune femme, sa fréquence et surtout son emploi sont parfois déroutants pour les lecteurs de traduction en langue française. Il semblerait donc que quelques explications soient nécessaires.

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Source : Flickr, Tatters, Old Scotland, CC : https://flic.kr/p/MLX8G4

Une étrange apostrophe

Philippe Safavi, le traducteur d’Outlander de Diana Gabaldon, le dit lui-même : quand on essaye de rendre les particularités du parler écossais en français, notamment en piochant dans nos accents régionaux pour en recréer l’impression, cela peut parfois devenir un peu “plouc”. Incompatible donc avec la romance… Alors que faire ?

Utilisé comme apostrophe, lass peut faire penser au “ma belle” dont nous affublent volontiers les Sudistes ou à “ma petite dame”, mais sans connotation de classe ou d’origine paysanne. Plus familièrement, on pourrait aussi le comparer au “femme !” qu’utilisent parfois certains hommes envers leurs épouses ou tout autre personnage féminin (surtout quand celles-ci les contrarient, n’est-ce pas ?). Certes, c’est sexiste et horripilant, mais pour la petite histoire, quand j’habitais à Glasgow, j’ai été surprise de m’entendre interpeller à longueurs de phrases par des inconnus qui me disaient man. Mate (mon pote) me fait déjà grincer des dents, alors un changement de sexe imposé…

Dernière remarque. Attention, comme l’ont suggéré certaines lectrices dans leurs critiques en ligne, le terme ne possède aucune notion affective (bien au contraire, puisqu’on en infère que les locuteurs n’utilisent ni une formule de politesse, ni le prénom de la personne), et n’est pas non plus un surnom. Il s’agit simplement d’un de ces tics de langue auxquels on ne peut pas couper.

Quelques astuces pour le traducteur de romans écossais

La solution de facilité, et qui aurait également l’avantage d’expliciter cet usage et de mieux faire connaître la culture écossaise, serait d’ajouter une explication. Deux choix : insérer une note de traduction après le premier usage de l’expression “jeune fille”, ou bien conserver le terme lass en italique tout au long du texte, après une explication initiale sur son utilisation si particulière.

Dans une optique cibliste et pour rendre la lecture plus aisée, on peut tenter d’en diminuer la fréquence en rendant le propos plus formel ou, au contraire, plus personnel, en prenant en compte les relations entre les interlocuteurs. Par exemple, si l’un des guerriers du groupe s’adresse à l’héroïne de haute naissance, on pourra le remplacer par “Mademoiselle”. D’un autre côté, si c’est un prêtre âgé qui est touché par la détresse d’une pauvre prisonnière, sa bienveillance sera mise en valeur si l’on traduit lass par “ma jeune dame” ou une formule de ce genre.  Ce ne sont que quelques exemples. Libre à vous d’en trouver d’autres et de m’en faire part ; je serais curieuse de connaître vos petits trucs.

Cela étant, je ne suis pas forcément partisane du changement trop violent ou de la suppression pure et simple, mais les chroniques de lecteurs passionnés et familiers du genre soulignent souvent que l’usage répété de “jeune fille” ou “jeune femme” au sein de la narration est perçu comme lourd, incorrect (encore pire !), ou parfois même niais, alors qu’en langue anglaise et pour les gens qui ont, comme moi, vécu en Écosse, il s’agit d’une des marques de fabrique du dialecte écossais.

 

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Page, ma première héroïne écossaise, se prêtant d’autant plus à l’emploi continu de “lass” qu’elle ne possède pas vraiment de prénom (elle occupe les fonctions de page du château).

En conclusion, il est important d’écouter les remarques des lecteurs du genre qui sont peut-être habitués aux romances ayant subi le traitement Harlequin, destiné à faciliter la lecture d’un texte cible que la traduction a rendu parfaitement lisse, et ce, peut-être, au détriment de la couleur locale. D’un autre côté, il est bon d’informer les lecteurs, car la plongée dans un contexte historique ne passe pas seulement par un respect des costumes ou bien des us de l’époque, mais également par certains tics de langage, aussi déroutants qu’ils puissent paraître.

 

Pour aller plus loin :

Cliquez ici pour lire une fantastique interview du traducteur Philippe Safavi sur Outlander France.

 

 

 

 

 

My first steps in SEO writing

I had been registrered on a famous crowdsourcing website for some time now, and a couple of days ago, I got my first missions: SEO writing and approval of previously written texts. Over the past two days, I have already developed a love-hate relationship with the linguistic challenge that is writing for SEO , and here is why.

Writing for search engines

Yes, I had to write descriptions of the different objects an online shop was selling. Try to write 400 words on, say, umbrellas, having to present their uses, the wonderful colours they come in, the material they are made of, etc. Inspiration comes from other sites selling the same products, or articles and entries on specialised websites or forums. Be careful though: your text will be checked for plagiarism. Hence the importance on learning how to «spin» a text, that is to produce the same meaning by changing the words and the sentence structure. Not all the words, though, as keywords and phrases have to be quoted a certain number of times, in a way that is search engines-friendly, and who cares if those phrases are not even grammatically correct? The goal is to write empty articles which content is optimised to appear as high as possible in the search results for the keywords they showcase. Even if the topic is interesting, producing endless variations on the same void topic is pretty much mind-numbing.

SEO is easy to learn

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Absolutely. I had never thought I would be able to bang out an article so quickly about a topic about which I had no previous knowledge… even less a series of articles. Those missions came at a great point in my timetable, when I have book translation projects for which I will be payed only on delivery. Writing and receiving immediate (and informative) feedback about my work, while seeing the money counter climb and climb is not sufficient to make me forget that I am in a digital sweatshop, but is a profitable way to keep my on my toes when I am not elsewhere engaged. And on the bright side, ask me about why cats need a tree, I can answer AND produce an informative 400 words article on the subject anytime!